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Pardonner pour être libérée (1ère partie)

S. Lewis a fait cette remarque : “Tout le monde dit que le pardon est une belle chose jusqu’au jour où ils ont à pardonner !”

Je voudrais immédiatement mettre au clair une chose : nous sommes tous égaux face au pardon mais nous n’avons pas tous la même disposition de cœur et compréhension pour y parvenir.

C’est une pratique, un concept, qui peut sembler plus simple chez les uns que chez les autres.

Notre disposition face au pardon va dépendre de plusieurs choses comme notre éducation, notre personnalité, notre caractère ou encore nos expériences et notre manière de nous relationner. 

Bien que nos différences soient une réalité, la Bible nous place comme égaux face à la décision de pardonner.

Eh oui, tu ne le « veux » peut-être pas mais, une chose est sûre, tu en es « capable » ! 

pardonner

Cet article est dans la continuité de mes deux précédents articles relatifs au viol ( Rends-moi mon « Non » ! et Rends-moi ma dignité !) et les lire pourrait être édifiant mais pas nécessaire pour comprendre ce qui va se dire après. 

J’ai bien conscience que notre intelligence propre aurait tendance à classer les choses pardonnables et celles qui ne le sont pas.

Cependant, j’écris et témoigne que j’ai pardonné à celui qui m’a violée.

Je ne pensais pas cela possible mais, aujourd’hui, je crois plus que jamais que « pardonner » est l’une des clés pour la liberté

Pensez-vous qu’il est possible de pardonner à une personne qui nous viole ? Une personne qui nous a frappé plusieurs fois ? Un parent qui nous met à la porte et méprise nos sentiments ? Une ou un ami.e qui nous trahit ? La liste pourrait être longue car les sujets blessants et destructeurs sont malheureusement trop nombreux.

Néanmoins, ayant vécu plusieurs de ces évènements, j’espère que vous pourrez inclure votre situation dans cette première partie.

« Comment est-ce qu’il/elle peut me faire du mal et ne démontrer aucun remords, aucune culpabilité ? » disent nos pensées.

Mais la culpabilité du coupable est-elle suffisante pour nous ? Devrait-on conditionner notre pardon à des paramètres aussi volatiles ?

Généralement, nous allons avoir des difficultés à pardonner ce qu’on peut qualifier de « blessures imméritées ».

Ce sont les paroles ou actions commises par les autres envers nous, que l’on ne va pas réussir à expliquer ou justifier. Ces blessures vont souvent toucher notre cœur et produire du ressentiment, de la colère, de la tristesse, ou encore de l’amertume.

Nous avons tendance à évaluer la faute commise selon notre vision du bien et du mal et conditionner notre pardon en fonction du repentir de la personne. En écrivant ces mots, je suis heureuse qu’il y ait une personne qui puisse voir au-delà de mes yeux, de ma compréhension et au-delà de ma capacité. Merci Jésus. 

Je n’imagine pas le nombre de fois où j’ai fait du faire mal à des personnes autour de moi, volontairement ou involontairement. C’est lors d’un temps de prière qu’une question m’a été posée : 

« Peux-tu croire que le coupable puisse aussi être une victime ? » 

Pour te laisser répondre toi-même à cette question, je voudrais te rappeler qu’on ne peut pas donner ce que nous n’avons pas et que très souvent, les gens blessés blessent. Cette réalité peut être difficile à recevoir car nous n’aimons pas compatir à la réalité des personnes qui nous font du mal.

Mais tu te demandes peut-être pourquoi est-ce que j’écris en tentant de faire passer celui ou celle qui t’a fait mal pour une victime ? Ce n’est pas ce que je tente de faire.

Ce que je veux, c’est te faire réaliser que ton pardon doit être indépendant de qui est la personne et de ce qu’il ou elle a fait.

Ni toi ni moi ne mesurons tout ce qui a conduit la personne à agir ainsi et ce n’est pas nécessaire de toujours le savoir. 

pardonner

En grec, « pardonner » correspond au mot « aphiemi » qui signifie  selon les contextes : envoyer au loin, renvoyer, laisser faire/dire, remettre une dette (péché) qui nous tient prisonnier. Quelles sont les choses que tu gardes encore dans ton cœur ? Quelles sont les situations que tu retiens en toi ? Note ce que tu identifies et tente de : 

  • Comprendre que retenir tes sentiments et tes émotions consomment tes forces
  • Mettre des mots sur tes sentiments
  • Réaliser que tu es capable de pardonner 
  • Décide de te libérer 

 

Dieu dit : « Garde ton cœur plus que tout autre chose, car de lui viennent les sources de la vie.»
Proverbes 4:23

Décider de pardonner, c’est un cadeau que l’on se fait à soi mais c’est aussi un acte qui démontre notre confiance en Jésus et ses principes. Tu n’imagines pas le nombre de blocages (maladie, échecs chroniques, relations toxiques …) qui peuvent survenir par manque de pardon. 

Alors s’il te plait, décide de vivre libre car c’est à cela que Jésus t’a appelé.

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Mélissa
Je m’appelle Mélissa et j’ai 25 ans. Je suis mariée et mère d’une petite fille. Esclave pendant trop longtemps des effets du viol, des relations toxiques ou encore des violences.. Aujourd'hui je peux affirmer que je suis le fruit de la Grâce et de la reconstruction de Dieu. Le désir de mon cœur se tourne vers les femmes pour leur édification et l'explosion de leur Être.

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